Je m’appelle Andréa. J’ai 38 ans, deux enfants, et je suis une femme peintre en bâtiment depuis bientôt cinq ans. Avant ça, je bossais en boutique, debout toute la journée à faire semblant d’aimer vendre. Et puis un jour, j’ai pris un pinceau dans les mains… et j’ai plus jamais lâché.
Quand je dis que je suis femme dans le bâtiment, j’ai toujours droit à un petit “ah bon ?” — mais de moins en moins. Parce que les choses changent. Parce que nous sommes de plus en plus nombreuses à entrer dans le métier, à faire notre place dans un univers qui, il faut le dire, ne nous attendait pas.
Aujourd’hui, seulement 3,6 % des travailleurs du BTP sont des femmes. Mais on arrive, les unes après les autres. Et on ne vient pas pour prouver, on vient pour faire. Bien, proprement, sérieusement. Avec autant de rigueur que de douceur.
Alors pourquoi devenir femme peintre bâtiment, aujourd’hui, en 2025 ? Pour plein de raisons. Parce que c’est un métier concret, qui a du sens. Parce qu’on voit ce qu’on fait. Parce qu’on transforme des lieux, on redonne vie à des murs, on change le quotidien des gens. C’est pas juste “passer un coup de pinceau”. C’est technique, c’est esthétique, c’est exigeant. Et quand on ferme la porte d’un chantier fini, on repart fière.
Les avantages du métier peintre en tant que femme ? Il y en a plein, mais je vais vous donner les miens :
>> Je gère mon emploi du temps.
>> Je choisis mes clients.
>> Je travaille seule ou en binôme, selon mon humeur.
>> Je gagne mieux ma vie qu’avant, sans avoir à me justifier.
>> Et surtout, je me sens utile. Chaque jour.
Je ne suis pas née dans une famille d’artisans. Je ne connaissais rien à l’enduit, au masquage ou aux peintures biosourcées. Mais j’ai appris. Comme on apprend à changer de vie : en y allant, un coup de rouleau après l’autre.
Je suis ce qu’on appelle aujourd’hui une femme artisan dans le BTP, mais pour moi, je suis juste une femme qui a osé.
Et si vous lisez ceci, c’est peut-être que vous êtes à deux doigts de le faire aussi.
Parce que oui, c’est un métier manuel pour femme en reconversion. Mais c’est bien plus que ça. C’est un chemin. Un outil de transformation — pour les murs qu’on peint, et pour soi-même.
1. Qui peut exercer ce métier ?
On me demande souvent : “Tu devais déjà avoir de l’expérience, non ?”
Pas du tout.
Quand j’ai commencé, je ne savais même pas différencier un rouleau antigoutte d’un pinceau à rechampir. Ce que j’avais, c’était l’envie. Et ça suffit pour entrer dans le métier de peintre bâtiment.
Il n’y a pas de profil type femme peintre. C’est ça qui est beau. Sur les chantiers, j’ai croisé une jeune de 19 ans en sortie de CAP, une femme de 50 ans qui a quitté son job en banque, une maman solo qui a appris sur YouTube en repeignant la chambre de ses enfants, et même une ancienne comptable qui s’est lancée après un burn-out.
Le point commun ? Toutes avaient envie de faire quelque chose de concret. De se rendre utiles. De ne plus s’excuser d’exister.
Alors peut-on devenir peintre sans expérience ? Bien sûr que oui. C’est même souvent le cas. L’expérience, on l’acquiert. Sur le terrain. En formation. En ratant un coin, en refaisant une bande, en apprenant à poncer correctement un mur.
Moi, j’ai commencé par une formation courte financée par mon CPF. Trois mois plus tard, je peignais mes premiers murs en duo. C’est comme ça que ça commence : pas besoin de connaître tous les produits du marché ou de savoir monter un échafaudage d’entrée. Ce qui compte, c’est l’attitude.
Et puis, soyons honnêtes : il y a un mythe à déconstruire. Non, il ne faut pas forcément être diplômée. Être femme artisan sans diplôme, c’est possible. Et même valorisé. Tant que vous êtes sérieuse, respectueuse, que vous bossez proprement, les clients vous rappellent. Je vous le garantis.
2. Comment réussir une reconversion femme bâtiment ?
La reconversion dans le BTP, ce n’est pas une ligne droite. C’est un virage. Parfois serré. Parfois salvateur.
Quand on a travaillé toute sa vie dans un autre domaine, penser à devenir peintre en bâtiment peut sembler fou. Mais ce n’est pas une folie. C’est un vrai projet. Structuré, accessible et valorisant.
Aujourd’hui, les parcours sont nombreux. Et surtout, pensés pour nous.
Pour réussir votre reconversion BTP en tant que femme, voici ce qui m’a le plus aidée :
- Identifier vos vraies motivations. Est-ce le besoin de concret ? L’envie d’indépendance ? D’un métier manuel utile, visuel, satisfaisant ?
- Explorer les options de formation adulte femme bâtiment. Il existe des formations financées, même sans diplôme. Le CAP peintre pour adulte femme est une porte d’entrée solide, accessible via CPF ou Pôle Emploi.
- Valider votre projet sur le terrain. Un stage court ou une PMSMP (via Pôle Emploi) peut faire la différence. Rien ne vaut l’immersion.
- Vous entourer. Des femmes partagent leurs parcours sur les forums, les réseaux, dans les centres de formation. Inspirez-vous d’elles.
Et non, changer de métier à 40 ans dans le bâtiment n’est pas une faiblesse. C’est un acte de force. C’est se choisir à nouveau.
Se reconvertir peintre bâtiment, c’est plus qu’apprendre à peindre. C’est apprendre à se faire confiance, à exister autrement dans le monde du travail.
Vous pouvez démarrer aujourd’hui. Il n’y a pas d’âge ni de profil “idéal”. Seulement des femmes prêtes à oser.
👉 Votre checklist gratuite : 5 étapes pour réussir sa reconversion dans le BTP
3. Quelles formations choisir ?
Quand on décide de se lancer dans le métier, la première vraie question c’est : “Par où commencer ?”
Heureusement, il existe plusieurs formations peintre bâtiment accessibles, même sans diplôme ni expérience.
Et non, pas besoin de “retourner à l’école” au sens classique. Ces parcours sont souvent pensés pour les adultes, en reconversion, avec une vie à gérer. Le but est clair : apprendre un métier, rapidement et concrètement.
Les formations principales :
Formation | Pour qui ? | Durée | Financement possible | Objectif |
CAP Peintre Bâtiment | Débutantes, jeunes ou adultes | 9 à 12 mois (ou en alternance) | CPF, Région, OPCO | Bases techniques + accès rapide au marché |
CAP peintre pour adulte femme | Spécifique reconversion (AFPA, Greta…) | 6 à 9 mois (intensif) | 100 % finançable (selon profil) | Formation rapide et pratique |
Titre professionnel peinture bâtiment | Reconverties ou demandeuses d’emploi | 3 à 8 mois | Pôle Emploi, CPF | Validation d’un niveau pro reconnu |
Bac Pro Aménagement Finition Bâtiment | Plus long (2–3 ans) | Jeunes ou réorientation complète | Alternance + aides | Pour viser chef d’équipe ou spécialisation |
4. Où se former en peinture bâtiment ?
👉 GRETA : formations en lycée pro, encadrées par des pros
👉 AFPA : très orienté reconversion adulte, rythme soutenu
👉 CFA du BTP : excellent pour l’alternance
👉 Organismes privés labellisés Qualiopi (éligibles CPF)
Vous pouvez aussi chercher selon votre région. Tapez “où se former en peinture bâtiment + votre ville” sur Google ou utilisez le moteur du site moncompteformation.gouv.fr.
Astuce :
Pensez à appeler les centres. Posez toutes vos questions : rythme, matériel fourni, stages, débouchés. Le ressenti humain compte autant que le programme.
5. Quel est le salaire d’une femme peintre ?
L’argent, on n’en parle jamais assez franchement. Et quand on est une femme qui veut se lancer dans le BTP, c’est souvent une des premières questions qu’on se pose : “Est-ce que je vais pouvoir en vivre ?”
La réponse courte ? Oui. Mais comme souvent, tout dépend de votre statut, de votre expérience, de votre région, et… soyons honnêtes, de votre réseau.
Moyennes de revenu peintre bâtiment selon les situations
Statut | Expérience | Région | Revenu mensuel moyen |
Salariée débutante | < 2 ans | Province | 1 600 € – 1 800 € brut |
Salariée confirmée | 3–5 ans | Île-de-France | 2 000 € – 2 300 € brut |
Indépendante débutante | Moins de 2 ans | Province | 1 800 € – 2 400 € (variable) |
Indépendante confirmée | 3+ ans, clientèle fidèle | Toutes | 2 500 € – 4 000 € |
Spécialisée (décoration, fresques…) | > 5 ans | Haut de gamme | Jusqu’à 5 500 € / mois |
Et côté salaire auto-entrepreneur bâtiment ?
C’est très variable, mais voici ce que je retiens de mon expérience en tant que artisan peintre indépendante :
- Tarif horaire : entre 25 € et 45 €, selon la nature du chantier, la complexité, et la localisation.
- Il faut penser aux charges (URSSAF, assurance décennale, matériel…).
- Les mois “creux” existent, mais les périodes pleines compensent si on a une bonne base client.
Ce que Google ne vous dit pas…
Le vrai “salaire” c’est aussi :
- La fierté de terminer un chantier et d’être payée pour ce qu’on a fait de ses mains
- La liberté d’organiser ses journées
- Le sentiment de monter quelque chose à soi, à son rythme
Et surtout : les clientes (et clients) qui vous recommandent. Parce qu’ils ont vu que vous travaillez avec soin, écoute, et précision. Et ça, aucune fiche de paie ne le mesure.
Alors combien gagne une femme peintre ? Assez pour vivre. Et assez pour vivre libre, si vous construisez votre activité avec sérieux.
6. Salariée ou indépendante ?
Quand on devient peintre bâtiment, il y a une grande question qui revient vite : “Est-ce que je travaille pour quelqu’un, ou pour moi ?”
Les deux options ont leurs avantages. J’ai connu les deux. J’ai commencé comme salariée, et aujourd’hui, je suis auto-entrepreneur bâtiment femme, avec ma propre clientèle. Et franchement, aucun choix n’est “meilleur” que l’autre. Il faut juste qu’il vous ressemble.
Comparatif : quel statut peintre bâtiment choisir ?
Critère | Salariée | Indépendante (micro-entreprise) |
Sécurité | Revenu fixe, protection sociale | Variable, mais liberté totale |
Charge mentale | Moins de gestion | Tout est à gérer (devis, matos, compta) |
Liberté | Horaires imposés | Gestion libre de son emploi du temps |
Démarrage | Plus simple, pas d’investissement | Prévoir assurance, SIRET, outils |
Évolution | Moins de maîtrise sur son parcours | Possibilité de se spécialiser, choisir ses chantiers |
Revenu net | Plus stable mais plafonné | Peut monter très haut, selon vos tarifs et réseau |
Ce que j’ai vécu comme freelance femme BTP
Le premier mois, j’ai douté. Personne ne vous dit combien c’est angoissant d’attendre les premiers clients. Mais dès que le bouche-à-oreille a démarré, que j’ai commencé à recevoir des demandes, tout a changé.
Créer ma micro-entreprise peinture bâtiment, ça m’a permis de choisir mes chantiers, d’avoir un vrai rapport avec mes clientes, et surtout… d’adapter ma vie pro à ma vie perso, pas l’inverse.
👉 Si vous envisagez de devenir auto-entrepreneuse dans le bâtiment, voici mon conseil : entourez-vous, organisez-vous… et facilitez-vous la vie.
Quel que soit le chemin que vous prenez, n’oubliez pas : ce qui compte, ce n’est pas de “faire comme tout le monde”. C’est de construire votre propre version du métier.

7. Comment trouver ses premiers clients ?
Je vais pas vous mentir : quand on termine sa formation, le diplôme en poche, les mains pleines d’envie… ce qui manque souvent, c’est le plus concret : les clients.
Être femme peintre, c’est déjà sortir des clichés. Mais se faire connaître ? Ça demande un peu de stratégie… et beaucoup d’audace.
Voici comment j’ai commencé à trouver des chantiers bâtiment locaux :
- Bouche-à-oreille. Ma première cliente, c’était une voisine. Puis sa sœur. Puis une collègue.
- Flyers dans le quartier, petites annonces dans la boulangerie du coin. Ça marche encore !
- Créer une fiche Google Business avec photos, avis et horaires. Indispensable.
- Être active sur Instagram. Avant/après, vidéos timelapse, conseils couleurs… Les gens adorent voir ce qu’on fait.
- Et surtout : m’inscrire sur une plateforme femme artisan bâtiment qui fait le lien avec des clients proches.
Et c’est là que j’ai découvert Soveur.
Franchement, ça m’a aidée à passer un cap. J’étais en reconversion, j’avais tout à prouver. Et en créant mon profil sur Soveur, j’ai reçu mes premiers contacts pros dans la semaine.
Soveur, c’est un site pour trouver des chantiers près de chez vous. Pas besoin d’avoir 50 avis ou un site web : on vous met en avant, vous êtes visible, et les clients vous contactent directement.
C’est simple, humain, et pensé pour nous — les pros indépendantes qui veulent avancer.
8. Une journée type d’une peintre en bâtiment

Il n’y a pas vraiment de “routine” dans ce métier — et c’est ça que j’aime.
Mais si je devais vous raconter une journée dans la peau d’une peintre, une vraie, avec ses imprévus, ses moments de fierté et ses petites galères… ce serait celle-là.
🕖 7h45 — Arrivée sur le chantier
Le café est encore chaud dans mon thermos. J’enfile ma tenue, je fais le point avec le chef d’équipe ou parfois juste avec moi-même, quand je suis seule sur un petit projet. On vérifie les plans, les produits, les outils. Ce moment-là, c’est un peu le rituel. On entre dans le concret.
🪜 8h15 — Préparation des surfaces
Poncer, dépoussiérer, protéger. C’est là que le métier commence. Et non, ce n’est pas le plus fun, mais c’est ce qui garantit un bon résultat. Sur un chantier occupé, je prends le temps de rassurer les clients. Quand on est femme peintre, les gens sont souvent surpris. Puis très vite, ils sont en confiance.
🎨 10h — Premier coup de pinceau
Chaque mur a son histoire. Parfois c’est un salon à rénover, parfois une chambre d’enfant. Parfois c’est un mur de cuisine à transformer en tableau noir. Dans le quotidien d’une femme peintre, il y a toujours un moment où on passe du “vide” au “bientôt beau”.
🕛 12h30 — Pause (très) méritée
Je mange souvent dans la camionnette ou dans un coin de la pièce. Je note mes heures, je réponds à une ou deux demandes de devis. Et j’en profite pour poster une photo “avant/après” sur Instagram. Parce que oui, dans ce métier, la visibilité se construit tous les jours.
🎯 14h — Deuxième couche, détails, finitions
L’après-midi, c’est souvent plus fluide. J’entre dans le geste. Les coins, les plinthes, les retouches. C’est le moment où la satisfaction monte. C’est là que le travail devient visible.
🧹 17h — Nettoyage, rangement, bilan
Je nettoie, je remballe, je prends des photos. Parfois, je discute encore un peu avec les clientes. Et j’adore quand elles me disent : “On n’aurait jamais pensé faire appel à une femme peintre, mais on recommencera sans hésiter.”
Ce n’est pas un métier monotone. C’est un métier vivant. Chaque jour est une nouvelle expérience terrain peintre bâtiment, avec ses défis, ses couleurs, ses histoires.
Et chaque soir, je rentre fatiguée, mais jamais vidée. Juste… remplie. D’avoir fait quelque chose de mes mains, pour quelqu’un.
9. Les outils indispensables pour bien démarrer
Quand j’ai commencé, je croyais qu’un rouleau suffisait pour tout faire… Non.
Comme toute femme peintre qui débute, je me suis posé cent fois la question : qu’est-ce qu’il me faut vraiment pour commencer sans me ruiner ?
Alors voilà la liste que j’aurais aimé avoir au début. Celle qu’on ne trouve pas dans les plaquettes de formation, mais qu’on construit chantier après chantier.
Mon vrai kit de démarrage femme peintre
Catégorie | Outil | Pourquoi c’est utile |
Prépa | Bâches, ruban de masquage, cutter | Pour protéger, tracer, et travailler proprement |
Application | Rouleaux (manches courts et longs), pinceaux plats et à rechampir | Pour s’adapter à chaque surface et finition |
Nettoyage | Seaux, grilles, chiffons microfibre | Pour garder son matos propre — et durer |
Spécifique chantier | Escabeau léger, lampe frontale | Quand la lumière manque ou que le plafond est haut |
Sécurité | Masque, gants, lunettes | Parce qu’on travaille parfois avec des produits costauds |
Organisation | Sac à outils compartimenté | Parce qu’on perd vite ses vis dans une caisse en vrac 😅 |
Les outils pour débuter en peinture, c’est pas une question de genre
Mais il y a des choses qu’on découvre quand on est une femme sur un chantier. Le poids, l’ergonomie, le confort. J’ai fini par trouver mes marques chez des fournisseurs artisans peintres qui pensent aussi à ça. Des manches plus légers, des combinaisons qui taillent vraiment, des escabeaux pliables faciles à transporter.
👉 N’hésitez pas à tester, à emprunter, à demander conseil à d’autres pros. On apprend beaucoup dans les couloirs de Brico Dépôt ou dans les groupes Facebook de femmes du BTP.
Matériel bonus : check PDF à télécharger
Téléchargez ici ma checklist “matériel peinture bâtiment recommandé”, version imprimable à glisser dans votre sac (lien à insérer).
Vous n’avez pas besoin de tout avoir le jour 1. Mais vous devez avoir l’essentiel pour être efficace, pro, et à l’aise. Et croyez-moi, avec les bons outils, on travaille mieux. Et on se fait plus vite respecter.
10. Les spécialisations possibles : bien plus que passer une couche
Quand on pense au métier de peintre bâtiment, on pense souvent à des murs blancs, des plafonds, des volets à repeindre.
Mais il existe mille façons de faire ce métier autrement. De l’emmener plus loin. De le transformer en art, en savoir-faire rare, en signature.
Et oui — quand on est une femme dans le BTP, oser une spécialisation peintre bâtiment, c’est aussi une manière de se différencier, de se valoriser, de se faire respecter pour son style autant que pour sa technique.
Quelques pistes pour explorer :
Spécialisation | Description | Pour qui ? |
Peinture décorative | Patines, effets béton, trompe-l’œil, harmonies couleur | Pour celles qui aiment l’esthétique et la précision |
Fresques murales femme peintre | Créations à main levée sur murs intérieurs ou extérieurs | Pour les artistes dans l’âme, avec fibre visuelle |
Dorure, enduits naturels, chaux | Techniques anciennes, éco-matériaux, rendu noble | Pour les curieuses des traditions et du bio-sourcing |
Restauration patrimoine bâtiment | Chantier historiques, lieux classés | Pour celles qui veulent protéger et réparer l’existant |
Formations artistiques BTP | Cours du soir, stages pros, écoles d’art appliqué | Pour enrichir ses compétences ou changer de direction |
Ce qu’on ne vous dit pas assez :
On a tendance à penser qu’il faut “rentrer dans le moule” pour s’imposer dans le BTP. Mais souvent, c’est l’inverse : ce sont les femmes qui font évoluer le métier. Par leur finesse, leur regard, leur audace.
Moi, j’ai commencé classique. Rouleaux, murs blancs, chantiers d’appart. Et un jour, une cliente m’a demandé si je pouvais faire un mur effet chaux. J’ai dit “je peux apprendre”. Depuis, c’est ce que je préfère.
Et si vous alliez plus loin ?
Il existe des formations artistiques BTP, souvent méconnues, qui permettent de se spécialiser. Renseignez-vous auprès des écoles d’art déco, des réseaux pros comme Batifemmes, ou même des centres de formation continue. Il y a de la place pour vous.
💬 “Aujourd’hui, je peins des fresques dans des crèches, des chambres d’enfants, et même des halls d’immeubles. Je suis toujours peintre… mais aussi un peu créatrice.”
11. Peintures écologiques : un plus différenciant
Sur les chantiers, on parle souvent de finition, de tenue, de rendu. Mais de plus en plus, ce que les clients me demandent, c’est : “C’est une peinture écolo ?”
Et franchement… je comprends.
Quand on vit dans un appartement avec des enfants, ou qu’on rénove une chambre bébé, on n’a pas envie de dormir à côté d’un mur qui sent le solvant trois jours. C’est là que les peintures écologiques bâtiment changent tout.
Des choix qui font la différence
Utiliser une peinture naturelle professionnelle, ce n’est pas juste “à la mode”. C’est un vrai parti pris. Ça montre que vous faites attention — aux gens, aux lieux, à l’air qu’on respire.
Voici les alternatives que j’utilise le plus :
Produit | Avantages | Pour quel usage ? |
Peintures à la chaux | Naturelle, respirante, effet minéral | Intérieurs sains, murs anciens |
Caséine (à base de lait) | Sans solvant, bon pouvoir couvrant | Chambres d’enfants, espaces sensibles |
Badigeon | Esthétique douce, très matte | Murs décoratifs, ambiance chaleureuse |
Produits biosourcés pour chantiers | À base de composants végétaux | Toute rénovation responsable |
🤍 Ce que ça change dans ma pratique
Quand j’ai commencé à intégrer ces produits dans mes devis, j’ai vu la différence. Pas juste dans la qualité du travail, mais dans le lien avec les clients. Ils sont touchés par l’attention portée à leur intérieur. Ils en parlent autour d’eux. Ils me recommandent.
Et pour moi, c’est aussi plus agréable à appliquer. Moins d’odeur, moins de maux de tête en fin de journée.
Des matériaux plus sains, une image plus forte
Le choix de matériaux sains pour l’intérieur, c’est aussi une manière de vous positionner comme une pro moderne, engagée, à l’écoute des nouvelles attentes. Ça vous distingue. Et dans un monde où tout va vite, les pros qui prennent le temps de bien faire — et de bien choisir — font toute la différence.
💬 “Quand Andréa m’a parlé de peinture à la caséine, je ne connaissais pas. Mais aujourd’hui, je respire mieux chez moi. Et j’ai l’impression de vivre dans un lieu respecté.” — Avis cliente
👉 Besoin d’adresses ? Renseignez-vous sur des marques comme Naé, Unikalo, ou même des fournisseurs artisanaux locaux. Ils vous aideront à proposer des prestations à forte valeur ajoutée, sans compromis.
12. Ce que les clients disent des femmes peintres
Quand je termine un chantier, j’aime toujours entendre la phrase qui revient souvent :
“Franchement, on n’avait jamais pensé à faire appel à une femme peintre… mais on ne le regrette pas.”
C’est dit avec surprise, parfois avec tendresse. Et très souvent, avec une vraie admiration.
Avis client femme peintre – ce qu’ils remarquent vraiment
Voici ce que mes clientes (et clients) m’ont confié après mes interventions :
“Elle est arrivée à l’heure, tout était propre, rangé, réfléchi. On sentait qu’elle respectait notre maison autant que son métier.”
— Témoignage client artisan femme, rénovation d’un salon, Dijon
“Avec Andréa, on a pu discuter couleurs, ambiance… Elle m’a écoutée, a proposé sans imposer. C’est rare d’avoir ce genre d’échange avec un artisan.”
— Retour d’expérience client, projet chambre d’enfant, Lyon
“J’avais peur que ça fasse trop ‘homme du bâtiment’ à l’ancienne. En fait, c’était l’inverse. Précision, finesse, ponctualité. Une vraie pro.”
— Confiance client femme BTP, cuisine complète, Dijon
13. Différence perçue entre homme et femme peintre ?
Je ne dirai jamais qu’une femme peintre est “meilleure”. Mais on travaille souvent différemment. On prend le temps. On écoute plus. On soigne les détails.
Parfois, ça se voit dans la finition. Parfois, dans le climat humain du chantier.
Et surtout : beaucoup de femmes clientes me disent qu’elles se sentent plus à l’aise. Qu’elles osent poser des questions. Qu’elles ont moins l’impression de déranger. Ce n’est pas une règle, mais c’est un ressenti qu’on entend souvent.
Et ça change quoi, pour nous ?
Ça change la fidélité. Le bouche-à-oreille. Les recommandations sur des groupes Facebook locaux. Les messages qui commencent par :
« On m’a parlé de vous. Vous êtes celle qui fait du bon boulot avec sérieux et douceur.”
Et ça, c’est peut-être la plus belle des reconnaissances.
14. Comment booster sa visibilité ?
Quand on débute, ou même quand on veut franchir un cap, une chose est sûre : le savoir-faire ne suffit pas. Il faut qu’on vous voie. Qu’on parle de vous. Qu’on pense à vous avant les autres.
Et non, ce n’est pas réservé aux grandes entreprises. La visibilité artisan peintre, c’est aussi une affaire de petites actions, régulières et sincères.
Mes piliers pour exister en ligne (sans être influenceuse)
- Instagram artisan femme BTP : postez vos réalisations, vos outils préférés, des avant/après, un petit moment sur le chantier… Les gens adorent voir l’envers du décor.
- Google Business Profile : si vous ne savez pas comment créer un profil Google Business, voici le plus simple : allez sur google.com/business, inscrivez votre nom, adresse, horaires… et ajoutez des photos. C’est gratuit, et c’est ce qui vous rend trouvable localement.
- Réseaux sociaux pour trouver chantiers : Facebook, Nextdoor, les groupes WhatsApp de quartier… Ça peut sembler “petit”, mais c’est souvent là que ça commence.
💡 Mon conseil ? Comme Hilanie, restez vous-même. Elle m’a beaucoup inspirée. Pas besoin de faire de la pub agressive. Montrez votre façon de travailler, votre soin, vos valeurs.
Astuce bonus : faites-vous connaître avec Soveur
15. Réseaux, communautés et entraide
Parce que se lancer, c’est bien. Mais le faire entourée, c’est encore mieux.
Quand j’ai commencé, j’ai eu des doutes. Des questions bêtes. Des galères. Et heureusement, j’ai trouvé des femmes comme moi, dans des groupes, des forums, des réseaux d’artisanes. Elles m’ont aidée. Et aujourd’hui, je rends la pareille.
Où se connecter à d’autres femmes du BTP ?
Ressource | Description |
Groupe Facebook Femmes Artisanes | Échange, soutien, entraide sur les chantiers >> Les Filles Du BTP |
Association Bâtir au Féminin | Ateliers, coaching, répertoires pros |
Réseau BatiFemmes | Plateforme pour trouver des missions, visibilité |
CIDFF (Centre d’Information sur les Droits des Femmes) | Infos sur les droits, l’entrepreneuriat, les aides |
Les Déterminées | Programme d’accompagnement pour femmes entrepreneures dans les quartiers |
💡 Vous pouvez aussi créer un mini réseau local : 2 ou 3 femmes peintres, carreleuses, plaquistes… On s’entraide, on se recommande, on se motive.
« Seule, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. »
16. Checklist pour bien démarrer
Vous avez envie de vous lancer, mais vous ne savez pas par où commencer ?
Pas de panique. Voici ma checklist femme peintre, pensée pour celles qui veulent y aller, étape par étape — sans se perdre, ni se brûler.
🎯 Vos étapes pour devenir peintre en bâtiment :
☑ Faire un bilan de compétences (via Pôle Emploi ou un organisme)
☑ Choisir une formation adaptée (CAP peintre bâtiment, TP, Bac Pro)
☑ Mobiliser vos aides (CPF, Région, OPCO, etc.)
☑ Réaliser un stage ou PMSMP pour tester le terrain
☑ Obtenir votre diplôme ou certification
☑ Créer votre parcours installation auto-entrepreneuse (SIRET, assurance, etc.)
☑ Acheter votre matériel de base
☑ Créer une fiche Google + compte Instagram pro
☑ Vous inscrire sur une plateforme comme Soveur pour préparer votre activité de peintre indépendante
☑ Commencer vos premiers chantiers… et vous faire confiance 💪
👉 Votre checklist gratuite : 5 étapes pour réussir sa reconversion dans le BTP
Oui. De nombreuses femmes se lancent via une formation courte, un titre pro ou une VAE. L’essentiel, c’est de prouver vos compétences et votre sérieux.
Non. Avec les bons outils et une bonne organisation, c’est un métier accessible à toutes, même après 40 ans.
Vous pouvez travailler en entreprise, en intérim ou à votre compte. Des spécialisations sont possibles : déco, patrimoine, ou écoconstruction.
CPF, Pôle Emploi, OPCO, Région, VAE, plus des réseaux comme Bâtir au Féminin ou Les Déterminées.
Cet article fait partie de la série « Témoignages d’Experts » de Soveur, mettant en avant les expériences de professionnels comme Andréa., peintre en bâtiment indépendante.